L'Association médicale américaine coupable de conspiration pour éliminer la chiropratique aux États-Unis (FRENCH ONLY)
L'Association médicale américaine a été accusée devant la Cour fédérale du District de Chicago d'avoir enfreint les Lois Sherman, anti-monopole, en boycottant de façon systématique les chiropraticiens. L'accusation stipulait que l'Association médicale avait conspiré pour éliminer la chiropratique. Elle la jugeait néfaste à son propre développement, en la privant du monopole des soins de santé qu'elle désirait s'approprier.
L'Association médicale américaine a été accusée et reconnue coupable d'actions précises visant l'élimination de la chiropratique, en territoire américain, par le dénigrement systématique de ses institutions d'enseignement aux États-Unis.
-L'AMA a reconnu sa culpabilité face aux accusations de dénigrement systématique des institutions d'enseignement chiropratiques portées contre elle; elle a également avoué avoir nier, sans réserve, les bienfaits des soins chiropratiques et d'avoir favorisé l'élimination ou le refus de couvertures d'assurances aux patients en chiropratique.
-Elle s'est aussi reconnue coupable d'avoir infiltré des commissions d'enquête gouvernementales sur les soins chiropratiques pour en influencer les commissaires et les acheminer vers des conclusions négatives.
-Enfin, elle a été reconnue coupable d'avoir mis sur pied des campagnes de désinformation pour discréditer et déstabiliser la profession chiropratique aux yeux du public.
Aux dires de la Cour, l'Association médicale américaine n'a reculé devant rien pour conserver aux médecins le monopole des soins de santé aux États-Unis, malgré des avertissements légaux répétés.
Lors de son jugement, le juge Susan Getzendanner de la Cour fédérale du District de Chicago a conclu à l'urgence d'émettre une injonction pour arrêter sur le champ 1es activités de l'Association médicale américaine ainsi que celles du Collège américain des chirurgiens et du Collège américain de radiologie, co-accusés dans cette affaire.
Selon le Juge, les effets d'une conspiration sont d'une telle ampleur qu'on ne peut permettre quelques délais que ce soit à l'arrêt de ses activités. Le comportement antérieur de l'AMA, aux dires du juge Getzendanner, n'incite en aucun cas à la clémence.
Dans son jugement de 101 pages, la Cour a reconnu la volonté persistante et systématique de la profession médicale de nuire à la chiropratique et son intention soutenue, au cours des années, de détruire une profession légalement reconnue. L'Association médicale américaine n'en était pas à sa première condamnation pour des délits similaires. En 1943 et en 1982, des accusations identiques de monopole avaient été portées contre cet organisme:
Il est maintenant établi, avec preuves à l'appui, que l'AMA connaissait l'existence de recherches scientifiques démontrant la nette supériorité des soins chiropratiques sur les soins médicaux traditionnels pour les problèmes liés au système musculo-squelettique et pour le soulagement des douleurs au cou et au dos.
La Cour a également permis de mettre en lumière, à l'occasion de divers témoignages, l'efficacité des soins chiropratiques pour réduire de façon très significative les douleurs des femmes enceintes au cours de leur grossesse et au moment de leur accouchement, sans analgésique chimique, dommageable pour la mère et l'enfant.
Au cours des audiences, des spécialistes sont venus témoignés également de l'efficacité des soins chiropratiques durant et après une hospitalisation. De plus, ils ont établi la similarité des formations du médecin et du chiropraticien, soulignant, par ailleurs, l'existence d'une compétence supérieure chez le chiropraticien pour le traitement des problèmes musculo-squelettiques.
Après un procès qui aura duré, à toute fin pratique, 11 ans et pour lequel des milliers de dollars auront été dépensés, il ne fait aucun doute que l'Association médicale américaine en ressort amoindrie et accablée d'une image ternie.
À la lumière de ce qui se vit au Québec et dans les autres provinces canadiennes, il ne fait aucun doute que les instances médicales au pays ont optés pour une attitude similaire. Nous en voulons pour preuve la correspondance qu' échangeait il y a quelque temps l'Association chiropratique de la Colombie-Britannique avec le Collège des médecins et chirurgiens de cette province.
En réponse à une lettre que l'Association chiropratique faisait parvenir au Collège, relative à sa politique du travail conjoint d'un médecin et d'un chiropraticien, ce dernier répondait ce qui suit:
Cher Monsieur,
À la demande du Collège des médecins et chirurgiens de la Colombie-Britannique, je vous informe que nous reconnaissons l'existence de gens dans cette province qui désirent se prévaloir des services d'un chiropraticien. Nous reconnaissons également qu'il existe une loi provinciale qui régit l'exercice de la chiropratique et que le Régime d'assurance-santé de la Colombie-Britannique défraie les coûts des services offerts aux patients.
En autant que le Collège des médecins et des chirurgiens est concerné, les citoyens de cette province sont libres de recourir, le cas échéant, au praticien de la santé de leur choix. En revanche, le Collège considère qu'il existe une différence bien marquée entre les bases scientifiques de l'exercice de la médecine et celles de la chiropratique.
Il existe fréquemment, en effet, des divergences sérieuses d'opinions entre vous et nous sur l'étiologie et le traitement approprié pour plusieurs maladies. En conséquence, le Collège est d'avis que les médecins ne devraient en aucun cas s'associer à un chiropraticien pour prodiguer des soins à un patient et qu'ils ne devraient jamais lui en référer, nonobstant le fait que les patients sont libres de consulter le praticien de leur choix, que ce soit pour une opinion professionnelle ou pour un traitement.
Nous espérons que les lignes qui précèdent serviront à clarifier auprès de vous notre position relative aux soins chiropratiques et au travail conjoint médecin-chiropraticien.
Salutations distinguées,
CR.R. Arnold, M,D.,F.R.C.P.c., Régistraire.
À la lecture de ce qui précède, on pourrait croire que cette position est strictement celle des médecins et chirurgiens de la Colombie-Britannique. Or, pour éliminer tout malentendu, l'Association chiropratique canadienne à demandé à l'Association médicale canadienne de bien vouloir commenter la position de la Colombie-Britannique relative au travail conjoint du médecin et du chiropraticien.
La réponse fut courte mais sans équivoque:
Cher M. McLaughlin,
J'accuse réception de votre récente lettre à notre président sortant, le Dr J.A McPherson. La position du Collège des médecins et des chirurgiens de la Colombie-Britannique est conforme aux politiques de l'Association médicale canadienne.
Salutations respectueuses,
B.E. Freamo, secrétaire général.
Éclairé par ces deux lettres, aucune illusion n'est permise sur les intentions et les positions du corps médical canadien. Elles sont similaires, pour ne pas dire identiques, à celles de leurs confrères américains.
Ces informations nous obligent à reconnaître toute la mesquinerie qui se fait aux dépens de l'ensemble de la population. Il est déplorable de constater qu'un groupe de professionnels de la santé, comme les médecins, fasse primer leur intérêt personnel sur celui du bien public.
Les chiropraticiens, au nom de l'idéal qui les motive et des valeurs qui les animent, nont pas le droit de se taire devant une telle conspiration contre la vérité et le bien de la communauté. La lutte sera longue et ardue maisl a cause étant juste, elle ne pourra qu’être triomphante.